Présentation sommaire

Achéiropoiete © Patrick Crossonneau

C’est dans mon atelier, véritable jardin des solitudes, que naissent mes productions plastiques, reflet de mes images mentales.

L’ encre ductile coule sur le papier mouillé. La tache se déplie, se contorsionne, se déploie. Dilutions, mouvements imperceptibles sur la feuille. Puis tout se fige en apparence ; le chaos matériel se fixe, des images achéiropoïetes signifiantes transparaissent, des dessins faits de sécrétions noires et grises se composent tels des objets à  fractales.

Le temps, omniprésent, est un matériau que je travaille au même titre que le papier et l’encre. Les encrages et les plages sont des temps d’introspection,  fondamentaux et nécessaires. Loin de l’instantanéité des choses actuelles, ces temps sont comme des pauses, des arrêts sur image qui permettent de réfléchir à sa condition d’homme citoyen dans une société où l’individu semble se perdre.

 

Patrick CROSSONNEAU (né en 1966) a travaillé cinq ans à l’école des beaux-arts d’Orléans pour l’obtention du DNSEP, puis a repris ses études à l’université Paris I pour obtenir son CAPES d’arts plastiques. Il est aujourd’hui professeur dans un collège d’Eure-et-Loir (28) après avoir enseigné en Seine-Saint-Denis pendant 8 ans et à Trappes (78) pendant 5 ans.

Il a exposé en 2000, rue de Châteaudun à Paris dans le cadre du collectif « Poison d’avril », à Châtillon au sud de Paris ainsi qu’à Xi’an en Chine où il rencontre un professeur de l’université des beaux arts de la ville qui lui grave deux sceaux en pierre : Sur l’un il grave son nom français transposé phonétiquement en Chinois, auquel il rajoute la dénomination de « peintre » ; sur l’autre il lui donne un nom d’artiste qui se traduira par « Celui qui est proche de l’encre ».